Présentation guide pratique ESS - Piles

Guide pratique – économie sociale et solidaire

L’économie sociale et solidaire, c’est la démocratisation de l’économie à partir d’engagements citoyens

Les principes de l’Économie Sociale et Solidaire

Après le passage et la mise en application de la Loi de l’ESS, il est possible d’affirmer aujourd’hui qu’un autre système économique est possible, voire souhaitable. Les principes de ce système sont basés sur l’échange, la solidarité, l’égalité, la réciprocité et l’équité. Sa forme d’organisation alternative replace l’Humain au cœur de l’économie. L’objectif recherché est bien d’aboutir à une transformation sociale par la démocratisation de l’initiative économique et la valorisation des réseaux locaux. Ainsi, en remettant l’Homme au centre des échanges, des besoins fondamentaux jusqu’ici pas, ou peu, remplis peuvent trouver des débouchés appréciables pour l’ensemble des populations.

Forts de leurs expériences, les membres du PILES (Pôles d’Initiatives Locales d’Économie Solidaire) de la Région PACA ont constitué un « Guide pratique de l’économie solidaire » intitulé Accompagner le développement de l’économie solidaire sur les territoires. Nous livrons ici quelques grandes lignes de ce guide que vous pouvez trouver en pdf.

Une économie « partagée »

Commençons par dire que c’est une économie « partagée » dans la mesure où, l' »hybridation » de ressources contribue à des échanges économiques différents, où l’usager est peut-être aussi un bénévole, où l’on recherche la coopération avec des partenaires qui, dans l’économie de marché, sont des concurrents. Les flux financiers ne constituent qu’un mode d’échange, et laissent l’homme au centre des préoccupations. Nous reprenons ici le schéma de Jean-Louis Laville présent dans le guide.

Hybridation des ressources de l'économie sociale et solidaire - PILESSi ce système fonctionne, c’est avant tout parce que c’est une économie qui a du sens, et qui est basée sur des pratiques démocratiques. La coopération, qui anime toutes entreprises de l’ESS, permet de lutter efficacement contre l’isolement social, économique, culturel, etc., que l’on soit une PME/TPE ou toute autre structure, une femme ou un homme, voire des habitants d’un même quartier. L’entreprise de l’économie sociale et solidaire tisse des liens, entretient des réseaux ce qui est « une forme de regroupement et de maillage entre des individus et des acteurs qui se reconnaissent autour d’une identité et de valeurs communes. »

L’important est de faire le lien. [Les] réseaux sont des forces de propositions opérationnelles qui construisent la confiance sur la pratique.

Des pratiques démocratiques

 Indicateurs de la démarche de l'ESSLes entreprises de l’économie solidaire sont des initiatives entièrement basées sur des pratiques démocratiques. Il s’agit de recréer un mode de gouvernance collectif et participatif. Pour cela, la liberté d’adhésion, la non-lucrativité individuelle et l’équité sont mis en avant. En cela, elles ne cherchent pas à tout prix le profit en tant que seul objectif, mais plutôt le développement des individus et de la collectivité. Les buts poursuivis sont donc sociaux, axés sur le développement local, la réinsertion et l’inclusion sociale.

Comme le souligne le PILES, « entreprendre dans une démarche d’économie solidaire implique une posture d’auto-évaluation, d’interrogation et d’amélioration des pratiques. » En cela, elle induit une responsabilisation collective et citoyenne. C’est donc une économie au service d’un projet de société. Pour cela, il est important de comprendre les avantages du partage et de la circulation des informations, rendus possibles par des outils internet participatifs.

La décision collective dépasse la somme des décisions individuelles.

Comme stipulé dans le Guide : « il s’agit d’une dynamique de coopération et de construction démocratique qui permet une appropriation de la structure par toutes et tous. La recherche d’implication des participants et le partage des responsabilités dans le portage du projet s’inscrivent dans une alternative aux formes de structuration hiérarchique. Source d’émancipation et d’autonomie des publics, cette démarche est enracinée dans les valeurs d’éducation populaire. »

Des micro-espaces publics de concertation

Les entreprises de l’économie sociale et solidaire peuvent être perçues comme des sortes d’espaces de co-construction de l’intérêt général au fonctionnement interne participatif. Les « parties prenantes », qui remplacent les capitalistes, recherchent ensemble des solutions à des situations vécues par tous comme étant insatisfaisantes. Le faire-ensemble tend donc vers un but précis : trouver une issue possible pour améliorer les conditions du vivre ensemble.

Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin

Dans ce type de démarche, l’argent est un outil mis au service de l’intérêt général, car l’économie solidaire c’est avant tout construire et inventer des réponses à des besoins fondamentaux. Les bénéfices sont évidemment sociaux et humains – ce qui n’empêche nullement les bénéfices en argent sonnant et trébuchant – car ils portent sur l’amélioration de la qualité de vie des habitants, le développement du territoire, etc. C’est donc une économie de l’utilité sociale, qui demande la participation et la collaboration de tous les utilisateurs et usagers. Les projets favorisent donc l’implantation des activités socialement utiles sur un territoire donné.

Car une entreprise relevant de l’économie sociale et solidaire est une structure locale qui répond à des besoins spécifiques liés au territoire. Elle favorise donc la dynamisation du maillage économique du territoire et accroît son attractivité.

Sources : Guide pratique de l’économie solidaire – PILES

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