Archives de catégorie : Expériences participatives

Des exemples de part le monde.

participez à la vie du quartier de la Source

La Ville d’Orléans renouvelle actuellement l’ensemble des Conseils consultatifs de quartier (CCQ), en particulier le CCQ pour le quartier de la Source.

 

C’est une instance importante pour permettre la concertation et l’implication des habitants dans la vie de la cité.

 

Ces conseils sont ouverts à tous les habitants qui peuvent déposer une candidature :

 

Un tirage au sort aura lieu le lundi 5 décembre 2016 à 19h30 à l’Hôtel Groslot pour choisir les « personnes volontaires ».

conseil-de-quartier-orleans-la-source-arteliers« Venez nombreux participer activement à la vie de votre quartier

en déposant dès réception un bulletin de candidature

dans l’urne réservée à cet effet en Mairie de proximité La Source

Réseau collaboratif AMACCA

Les Associations pour le Maintien des Alternatives en matière de Culture et de Création Artistique transforment les citoyens en « spect’acteurs ».

La Culture par la collaboration

Olivier Lanoë, qui a lancé le concept d’AMACCA en 2007, a souhaité revoir par son action le lien entre producteurs et consommateurs dans une logique qui dépasse largement l’échange marchand. Ces associations mettent les citoyens au cœur d’un projet culturel dont ils sont les acteurs. Mieux : elles leur permet de sortir de leur rôle de simple consommateur et de s’emparer des projets culturels. Ils deviennent ainsi des « spect’acteurs », à travers un dispositif de développement local participatif. Ce faisant, elles militent pour une culture non marchande, une réappropriation de ce bien commun.

Article AMACCALa Structuration du réseau

En 2009 naît l’AMACCA des Culticulteurs La Ciotat qui a déjà à son actif plusieurs événements : théâtre de rue, concerts de jazz, de rock alternatif… L’AMACCA du Gapeau a organisé en mai 2014 sa première manifestation culturelle, avec, entre autres, plusieurs concerts. Ce projet, qui n’en est qu’à ses débuts, est en pleine évolution. Tout le réseau est en train de s’étendre sur tout le territoire français. Après s’être dotées d’une charte, les structures se présentent comme un dispositif de développement local qui permet aux habitants de s’emparer des politiques culturelles grâce à un modèle économique innovant qui met en avant la contribution et la responsabilité de tous pour faire de la culture un bien commun démarchandisé. Il crée un espace citoyen inédit, participatif démocratique, qui respecte la diversité des territoires et de leurs habitants.

Un outil qui permet de diminuer sensiblement le montant des contributions des adhérents, permettant la participation de tous au projet.

Le micro-mécénat

Pour réaliser ses objectifs, le réseau a mis en place un système de micro-mécénat basé sur les valeurs de l’Économie sociale et solidaire. Ce mode de financement s’appuie sur la « loi Aillagon » relative au mécénat, qui permet à un contribuable de bénéficier d’une réduction d’impôts de 66% sur les dons qu’il a consentis aux organismes culturels dits d’intérêt général.

En résumé : si une personne fait un don à une AMACCA, il utilise une partie de son impôt pour financer de la Culture. Le principe est donc de transformer un transformer un instrument financier lourd (la cotisation des adhérents) en instrument citoyen.

Citoyen est bien le mot adéquate pour ce réseau collaboratif d’envergure qui repose sur 3 principes :

L’innovation démocratique : création d’un espace politique, local et citoyen, un espace d’initiation pour y développer d’authentiques pratiques culturelles indépendantes et vertueuses, participatives et délibératives.
L’innovation économique à travers un usage éthique du mécénat et du micro mécénat encadré par une charte éthique et une charte de fonctionnement.
L’initiative locale et unique inscrite dans un réseau national.

Pour en savoir plus rendez-vous sur http://reseauculture21.fr/amacca/

Picturetank – Collectif de photographes

La réinvention des agences de photographes grâce à l’économie sociale et solidaire, et à la participation de tous, y compris des habitants.

Un laboratoire d’idées pour les photographes

Picturetank c’est 130 photographes, 10 collectifs, près de 250.000 images, des actions de médiation culturelle, un rôle de laboratoire d’idées de la photographie… C’est une agence photo qui a su s’adapter aux réalités du numérique et au développement d’internet.

L’envie émane de la volonté d’un groupe de photographes : celle d’exister sur le web. Ils se lient alors à un développeur-graphiste-designer pour développer des outils numériques répondant à leurs besoins et à ceux de leurs clients. Forts de leur succès, le collectif se mue, en 2007, en société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) qui associe photographes indépendants, collectifs et une équipe de salariés. Voici l’explication du fonctionnement de Picturetank :

Des photographes au cœur de l’économie sociale et solidaire

En 2011, Picturetank se lance dans des actions de médiation culturelle de grande échelle, se plaçant de fait au cœur de l’économie sociale et solidaire et de la tradition coopérative. Le collectif propose une véritable éducation à la photo lorsque des membres du collectif partent travailler avec les habitants du quartier du Vernet, à Perpignan. Chacun des participants a reçu un appareil photo jetable de 27 photos, un carnet et un stylo. Voici le Log book du Vernet :

 

Retrouver toutes les images de ce collectif sur le site http://picturetank.com

Hackerspaces dans le monde (1)

Tous ces lieux se définissent comme étant des espaces d’apprentissage informel où les identités sont construites et les connaissances sont partagées librement.

La Chine et la technologie

Hackerspace Pop Up ChineLe Carnaval Creative de Shanghai a accueilli un hackerspace mobile et éphémère abrité dans un conteneur. Le but de ses concepteurs est d’accélérer, auprès du public, la prise de conscience que les fabrications artistiques issues du numérique sont de véritables créations. Les nombreux visiteurs ont pu découvrir l’utilisation des cartes Arduino, l’impression 3D , la robotique et la Culture Maker. La structure mobile du hackerspace, baptisée Pop up, va commencer son voyage autour de la Chine pour aller à la rencontre des habitants.
(sources http://www.adafruit.com)

QuadCopter de Randy MacKayLe Tokyo Hackerspaces a accueilli Randy MacKay qui a donné naissance au « quadcopter », petit hélicoptère drone équipé Arduino, conçu à l’aide des logiciels open source et de matériels de bricolage.

Aux États-Unis

Logo CT HackerspaceCT Hackerspace est le nom d’un groupe situé dans le Connecticut. Il fournit un lieu physique où les membres de la communauté intéressés par la technologie peuvent se réunir pour collaborer sur des projets à la fois physiques et conceptuels. Le hackerspace possède des outils et des équipements qui permettent aux membres de tester leur créativité individuelle et la réflexion collective autour du partage, de laisser libre cours à leurs sources d’inspiration grâce à l’infrastructure et aux modules de fabrication.

TinkerMill - hackerspace TinkerMill est le plus grand makerspace / hackerspace dans le Colorado. Il est un endroit où des gens d’esprit intéressés par l’art, la technologie, la science et les affaires peuvent collaborer sur des projets créatifs, partager des outils, apprendre, enseigner, faire des choses, de nouvelles idées prototypes, produits et services, lancer des entreprises, rencontrer de nouvelles personnes et de partager des connaissances.

L’Argentine et les brevets

Logo de la Fabrica de InventosUn hackerspace est né à Buenos Aires : la Fábrica de Inventos. Ils proposent plusieurs espaces de réflexivités : gestion des idées, conception de produits, développement de produits, infographies, prototypes, promotion commerciale, procédure pour l’obtention de brevets et leur suivi. Sous le couvert d’un hackerspace, c’est une véritable société qui développe, vend et fait breveter les idées. Cette association civile a pour objectif de fournir un espace physique où ses membres peuvent développer diverses activités liées à la programmation, le développement de matériel, mais également la physique, la chimie, les mathématiques, la robotique et de l’art parmi d’autres … En d’autres termes, c’est un véritable hackerspace d’inventions qui peut être considéré comme un club ou un laboratoire multidisciplinaire où les gens de différentes origines se rencontrent pour partager leurs connaissances dans une atmosphère libre, détendue et amicale.

La France et l’éphémère

Affiche Toulouse Hacker Space Factory 2011Le Hacker Space Factory de Toulouse est un événement récurrent. En 2011, c’est la réunion du Tetalab, hackerspace toulousien, et de Mix’art Myrys, collectif d’artistes, qui a organisé le rassemblement. Comme ils le disent très bien eux-mêmes : « pour faire court, c’est une rencontre qui brasse des gens venant d’horizons culturels et techniques très divers, autour de l’utilisation créative des technologies, leur appropriation et la compréhension des enjeux qu’elles suscitent. » La manifestation a été l’occasion de faire des conférences, des ateliers, des concerts et des performances artistiques, avec par exemple une conférence autour de l’arduino, un workshop sur les écrans interactifs, de l’Open Hardware, entre autres choses.

En Isère, on trouve une autre forme de hackerspace, tout aussi éphémère que la manifestation toulousaine, le Troqu’Lab où tout est dit sur l’invitation :

Troqu'Lab à Bourgoin Jallieu

 


	

Hackerspace c’est quoi ?

Quand la communauté joue un rôle important dans l’animation et les directions prisent dans un lieu.

Des espaces participatifs

Les Hackerspaces sont aussi dénommés hacklab ou media hacklab. Ils disposent très souvent de serveurs réseaux, de connexion internet, du matériel vidéo et audio, de la petite électronique et des outils pour créer des objets physiques.

Ce sont avant tout des lieux où des personnes se rencontrent dans un intérêt commun sur lequel elles peuvent travailler en totale collaboration.
S’il est vrai que les thèmes tournent souvent autour de l’informatique et de la technologie, il existe des hackerspaces dédiés aux sciences et aux arts. Ainsi, les participants œuvrent à des projets concernant les logiciels libres, le hardware libre, ou les médias alternatifs.

Apprendre et partager sont au cœur de l’écosystème des hackerspaces.

Ce sont de véritables espaces d’échanges de ressources et de savoirs, construits sur les bases du partage et de la transmission de connaissances par des pairs prenant souvent la forme d’ateliers, de présentations et de conférences, ce qui se matérialise généralement par des workshops, des présentations et des cours.

schéma hackerspace

Tous les membres inscrits – source principale de revenu des hackerspace – peuvent venir y travailler soit sur leurs projets personnels, soit sur des projets collaboratifs avec d’autres groupes. Cette démarche participative favorise l’ouverture d’esprit par les échanges d’idées, la créativité, l’apport de solutions à des problèmes techniques, sociaux et culturels.

Hackerspace présentationTéléchargez la fiche